Titre : Implanter des tomates sur toile tissée en utilisant la kassine.                       Première publication : mars 2013       Dernière modification : mars 2013     http://www.lafermedescolibris.net  

En février et mars 2013, j'ai décidé que les tracteurs ne rentreraient plus dans les tunnels avant l'implantation des légumes. Je démontre comment j'ai utilisé la kassine de Prommata pour former des buttes assez larges pour implanter des tomates sur toiles tissées.

La première étape consiste à passer le vibro régulièrement tous les dix jours en alternant avec des arrosages.


Ensuite je vais avec la kassine équipée des disques billonneurs former les 6 buttes qui serviront de repères au cheval.


Cette étape demande une grande précision. Il faut se repérer avec les lignes d'eau et les barres longitudinales du tunnel. J'ai utilisé ici mon meilleur cheval pour le travail de précision : Sirius. Elise (la salarié de la ferme) mène l'animal et je guide la kassine pour être le plus rectiligne possible.

Une fois les buttes "repères" formées, on repasse le vibro pour dégager davantage de terre meuble. On en profite pour nettoyer les bords des tunnels de manière à y implanter des petits légumes. Cette option est beaucoup plus compliquée, voir impossible, avec un tracteur.



Dès lors que les espaces entre les buttes sont bien meuble on peut envisager de travailler à la sous-soleuse les bords des buttes repères. Ainsi on permettra aux racines des plants de tomates de descendre profondément dans le sol pour y puiser de l'eau et des éléments nutritifs.



Ensuite on passe pour la première fois à la kassine deux roues "élargie" à 80 cm avec deux disques billoneurs.

Le cheval n'est pas perturbé dans son travail, il suit un bord des buttes repères.

Pour terminer la formation de ces véritables planches, j'ai souhaité approfondir les passes pieds avec le buttoir. Un premier essai a montré qu'il n'était pas aisé de maintenir le buttoir pile au milieu du passe pied. Pour résoudre le problème, j'ai décidé de sous soler le passe pied pour donner un repair au buttoir. La sous soleuse est bien plus maniable que le buttoir.

On voit ici tout l'intérêt des multiples réglage de la kassine. Le cheval suit le bord de la butte élargie à gauche et je souhaite sous soler bien au milieu du passe pied. Je décale de quelques centimètre sur la droite le point d'attache du palonnier et le tour est joué.


Le buttoir permet réellement de mieux marquer les planches.
Toutes ces étapes ont demandé 2 heures de travail pour implanter près de 1000 pieds de tomates.

Le jour suivant, on a attelé la jument Oslanne à un buttoir de la marque Ebra qui dispose de très grandes oreilles car je voulais marquer davantage les passes pieds. Oslanne est moins précise que Sirius mais plus puissante et plus endurante.



Nous allons quitter quelques instants le tunnel à tomate pour aller sur deux buttes formées de la même manière pour recevoir les concombres dans un autre tunnel. Ces buttes étant trop prononcées, je souhaitais les écréter avec la herse étrille.




Il ne reste plus qu'à disposer les toiles tissées.

Et ensuite il faut implanter les tomates.

Les tomates vont pouvoir s'implanter sur un sol entièrement meuble sur 40 cm de profondeur avec des pointes de sous solage à 60 cm. Et tout cela sans dégrader la structure du sol !


Cette dernière photo montre sirius qui marche entre deux buttes de roquette. Il tire une sous soleuse pour fracturer le passe pied où j'implante des choux nouveaux. Cette stratégie permet d'occuper totalement le tunnel. Seule une motobineuse polluante et lente à souhait permet un travail équivalent. La traction animale montre qu'elle peut faire aussi bien que la culture mécanisée et même la dépasser nettement sur le plan environnemental.



Bibliographie et liens pour poursuivre les recherches :

Contacter l'auteur Eric Souffleux en écrivant à        eric.souffleux    @       orange.fr     (Il faut recopier l'adresse en enlevant les espaces.)